Les amoureux de la poésie et du slam en font actuellement leur bijou de fierté. Les férus de la langue wolof s'en sont aussi entichés. «Jeex ci yaw», nouveau single du jeune slameur Maysa Mara, sonne comme une ode à l'amour. Il est agrémenté de belles notes de kora, qui surfent sur une soft mélodie continuelle.
Le clip vidéo est disponible sur YouTube.
« C'est un sentiment insufflé par Dieu, qui est unique, et fait que tu enveloppes l'être aimé du voile de la pudeur dans n'importe quelle situation, que tu lui montres de la compassion et de la tendresse, que tu aies foi en lui en toute circonstance. C'est cela aussi l'amour, le fait de pouvoir pardonner à l'autre ses écarts, de ne jamais le trahir et faire ton possible pour le diriger sur la voie idéale. C'est cela mon message », déclame le poète.
Il a profité des 3 minutes et 19 secondes du son clip pour lancer, en filigrane, des plaidoyers. Il a crié haro sur les violences faites aux femmes et plaidé le retour aux bonnes mœurs qui faisaient le charme et l'exemplarité de nos sociétés traditionnelles.
Dans l'amour, il a recommandé les bonnes attitudes et la correction car, conçoit-l, deux êtres qui s'aiment véritablement s'accordent et fusionnent, « Si vous êtes doués de grandes valeurs, vous inciterez toujours votre partenaire à adopter la même sagesse. J'appelle donc les personnes à s'aimer de manière désintéressée et de ne point s'attarder sur les aspects enchanteurs ou le matériel », souligne le membre du collectif Parlons Poésie et de la Maison de l'oralité et du patrimoine Ker Leyti.
Le clip est produit parle Label Mpossible Prod, avec lequel Maysa Mara a signé récemment, La production est sur toutes les plateformes de streaming disponibles au Sénégal.
«On travaille sur un album qui devrait paraitre sous peu. D'autres clips vidéos vont sortir pour préparer la promotion de cet opus », promet le jeune artiste de 26 ans.
Il annonce de belles choses et de grands challenges aux relents révolutionnaires.
«De notre habillement à notre langage, en passant par tout ce qui devra paraitre dans notre travail, on misera sur la transmission des vertus. Nous avons remarqué que beaucoup de tendances pernicieuses sont promues À travers les clips et les tubes. Nous pensons que l'art doit servir à distraire, mis surtout à éduquer. Nous y travaillons, en nous adossant notamment aux valeurs qui font la société sénégalaise que nous a léguée nos vaillants ancêtres», professe Maysa Mara.


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